Les Juifs d’Allemagne, ces réfugiés dont personne ne voulait.

Les Juifs d’Allemagne, ces réfugiés dont personne ne voulait.

Organisée en juillet 1938 pour parler du sort des Juifs persécutés par le gouvernement d’Adolf Hitler, la Conférence d’Evian est un échec. Car aucune nation ne veut s’engager à les accueillir. Page Histoire parue en mai 2015 dans le Matin Dimanche.

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Un autre 1914 était-il possible ?

Un autre 1914 était-il possible ?

Deux historiens reviennent sur les responsabilités du conflit en dressant les portraits des acteurs et des pays belligérants. A leur lecture, on se prend parfois à songer qu’une autre issue était envisageable.

(Article publié le dimanche 2 mars 2014 dans le Matin Dimanche. Titre initial : En quête des coupables de la Grande Guerre)

«L’Allemagne a déclaré la guerre à la Russie. Après-midi piscine», écrivait Franz Kafka dans son journal, le 2 août 1914. Aveugle, le grand écrivain? Peut-être pas. Kafka vit sur un continent qui n’a pas connu de conflit majeur depuis trente-sept ans. Certes, il y a eu les guerres desBalkans, la constitution de blocs d’alliances et une multitude de crises diplomatiques. Mais l’essentiel des conflits s’est jusqu’ici déroulé aux frontières de l’Europe et dans les colonies. Et puis, ce nouveau siècle est porteur de grands progrès. La paix devait être suffisamment importante pour qu’on ne choisisse pas la guerre, devait penser Kafka. Il avait tort. Lire la suite « Un autre 1914 était-il possible ? »

L’impossible éthique diplomatique

L’impossible éthique diplomatique

«Parmi les diverses carrières de la vie sociale, toutes exigent de ceux qui les parcourent certaines qualités morales spécialement liées à leur fonction. (…). La diplomatie seule fait exception à cette règle générale». L’auteur de ces lignes sait de quoi il parle. Le Prince polonais Adam Jerzy Czartoryski envoyé en Russie comme otage aura été Ministre des Affaires étrangères du Tsar, éminence grise du Congrès de Vienne qui répartit les nouvelles frontières de l’Europe en 1815 avant de prendre part à la révolution polonaise avortée de 1831. Czartoryski s’est frotté au subtil art de la diplomatie dans une Europe meurtrie par les guerres napoléoniennes. Il tire de son expérience un curieux essai sous la forme d’un plaidoyer pour une diplomatie à visage humain.

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