Winston Churchill a grandi à l’ombre d’un père despotique

Winston Churchill a grandi à l’ombre d’un père despotique

Le personnage flamboyant dont l’existence confine au mythe cache un petit garçon triste et rebelle dont le rêve était d’attirer l’attention d‘un père absent. C’est ce que relate l’écrivain Frédéric Ferney.

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Il était une fois le football

Il était une fois le football

Déjà pratiqué par les Mayas ou les légionnaires romains, le ballon rond a subi bien des mutations à travers les siècles. Article initialement paru dans le Matin Dimanche du 15 juin 2014.

« Si le foot est une religion, alors la FIFA est son Eglise, affirmait cette semaine sur la chaîne HBO l’humoriste anglais John Oliver. Prenez une minute pour réfléchir à cela : son leader est infaillible, elle oblige les pays sud-américains à construire des cathédrales opulentes avec l’argent qu’ils n’ont pas, et elle est responsable d’un nombre incroyable de morts au Moyen-Orient ». Il faisait référence à l’hécatombe d’ouvriers népalais employés par le Qatar pour la construction des infrastructures de la Coupe du Monde 2022.

Cette analyse, le philosophe marxiste Antonio Gramsci ne l’aurait pas désavouée, lui qui, en 1922 déjà, fustigeait le développement dans les classes populaires italiennes de ce sport bourgeois inventé par des capitalistes anglais. Plus tard, c’est l’anthropologue français Marc Augé qui décrit le football comme une religion : « Des Hurons ou des Persans faisant profession d’ethnologie et pratiquant l’observation participante dans les stades seraient sensibles au grand rituel du jeu. Même si pour finir, ils hésiteraient à mettre en forme leur hypothèse centrale : les Terriens pratiquent une religion unique et sans dieux ». De là à considérer que le football est le nouvel opium du peuple, il n’y a qu’un pas qui se franchit aisément. Lire la suite « Il était une fois le football »

State of play : les journalistes mènent l’enquête

Sous la houlette du grand reporter Call MacCaffrey, les journalistes du Herald enquêtent sur la mort de Sonia Baker, l’assistante parlementaire de Stephen Collins, étoile montante du parti travailliste et président de la Commission de l’Energie. Ce qui commence comme une banale histoire de fesses (Stephen et Sonia couchent ensemble, bien sûr…) prend rapidement les tours d’une « affaire » aux ramifications qui vont jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat.

Belle démonstration de journalisme d’enquête, la série fera fantasmer plus d’un reporter. Sans jamais tomber dans le cliché, les personnages sont confrontés aux différentes facettes du métier. Vertiges du scoop, du biscuit, de l’exclusif qui va cartonner dans l’édition du lendemain. Angoisses de l’info bidon qui coûte chère en procès et en crédibilité. Stress de la concurrence et des collègues qui creusent les mêmes sujets.

C’est un intéressant coup de projecteur sur la presse britannique que nous propose indirectement cette série produite par la BBC. Les journalistes y sont plus agressifs, n’hésitant pas à payer un bon prix pour l’obtention d’informations. La présence d’une importante presse de caniveau et l’intérêt que porte le public à l’égard de la sphère privée voir intime des personnes relèvent également des spécificités des médias anglo-saxons. Un excellente série préférable à l’adaptation hollywoodienne du même nom actuellement sur les écrans.

State of play, série réalisée par la BBC, 2007