J’aime bien prendre le temps. Quand un événement survient dans l’actualité et s’y installe durablement, mon premier réflexe est d’ordre généalogique. Je me demande comment et pourquoi on en est arrivé là. Je ne me contente pas de jeter un vague regard dans le rétroviseur mais je m’y plonge complètement.

C’est le cas avec  l’Ukraine. Quand les manifestations sur la place Maïdan de Kiev ont commencé à prendre de l’ampleur, comme n’importe quel autre consommateur d’information, j’ai saisi qu’il se passait quelque chose, mais quoi ? Je ne suis pas un reporter baroudeur indépendant au business plan asthmatique (hélas). J’ai un job, des gosses, un agenda et un frigidaire à remplir. Inutile de penser faire le voyage jusqu’en Ukraine. En plus il y a la barrière de la langue et puis bon… le conflit est super bien couvert par les médias. (Au point qu’on en oublie presque la Syrie). Chaque semaine amène son lot de news, de déclarations et de reportages sur l’Ukraine. Les manifestations qui se sont tenues entre novembre 2013 et février 2014 ont produit un flux d’images assez saisissantes et souvent très esthétiques (n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil sur l’excellent travail de Niels Ackermann par exemple). Malgré cette couverture journalistique quasi irréprochable, je trouve que les médias manquent souvent (mais pas toujours…) de place pour nous expliquer et situer ce qui arrive dans un temps plus long. J’ai un besoin viscéral  de mettre en perspective les événements, de les appréhender en sachant comment (sinon même pourquoi) ils surviennent et s’imposent à mon attention. J’ai donc pris mon courage à deux mains, mon enregistreur pro que j’utilisais jusqu’ici pour saisir les propos de mes différents interlocuteurs afin de les retranscrire et suis parti à la rencontre d’Eric Aunoble, historien spécialisé sur la période révolutionnaire de l’Ukraine et bon connaisseur de l’histoire de ce pays. Le résultat est écoutable ci-dessous. L’entretien se décline en trois émissions qui couvrent trois périodes différentes. La qualité sonore est passable, j’en ai bien conscience. Je présente mes excuses à l’historien et à l’Ukraine qui m’ont servi de cobaye. Cet été j’achèterai un bon micro, j’apprendrai à faire des montages audio un peu plus propres et j’exercerai ma voix, promis. Pour les amateurs de podcasts et de flux RSS, les émissions seront également disponibles sur les plateformes soundcloud et podcloud.

Bonne écoute !

 

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