L’obéissance

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1918. Front nord-ouest. Ses tranchées, ses dizaines de milliers de morts à la journée. En Belgique occupée, Emile Préfaille est condamné à la peine capitale pour viol et meurtre. Cette fois, aucune amnistie ne vient du Roi. Il faut faire un exemple. Problème : le Plat Pays n’a procédé à aucune exécution depuis des années. Solution : faire passer la ligne de front au bourreau de Paris et à sa guillotine en accord avec les belligérants des deux côtés. L’improbable odyssée s’arrête à Furnes pour procéder à l’exécution, mais rien ne se passe comme prévu…

 Tiré d’un fait réel, ce petit roman polyphonique est un véritable bijou. Le travail d’orfèvre de son auteur tient au fait qu’il a su restituer, à travers de courts extraits ou fragments qui se déclinent aussi bien sous la forme du document officiel que celle du journal intime, les différentes manifestations d’une obéissance à un ordre qui paraît à priori absurde. Aveugle, négociée, outrepassée, zélée, calculée, …, l’obéissance chez Sureau prend des chemins détournés, nourrit l’épaisseur et la complexité de chaque personnage dans une économie de mots qui rend l’écriture très poétique. Un délice de lecture.

 

L’obéissance de François Sureau est maintenant disponible en poche, dans la collection Folio (Gallimard).

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